À la fois artiste plasticienne et historienne de l’art, Claire Renier mène depuis plusieurs années une recherche sur les liens ville – nature, avec les médiums photographie et cinéma.
Elle s’intéresse au dialogue et à la porosité entre les disciplines artistiques : sculpture et danse, sculpture et cinéma, danse et cinéma…

En tant qu’artiste, elle réalise à la fois des photographies, des dessins, des films et depuis peu des chorégraphies.
Dans ses photographies, elle s’attache à un lieu ou un objet particulier, par exemple le hall d’immeuble ou le camion de marché, ou la cabine téléphonique. Elle tourne autour de son sujet. Ses sujets de prédilection sont souvent des lieux ou des objets urbains sur le point de disparaître.

Marches

A partir de ses marches, elle réalise des peintures en noir et blanc, qui peuvent être vues comme des formes condensées de ses sensations du lieu, de sa relation avec le dehors.
La peinture prend une valeur sculpturale dans le rapport de l’encre au papier, qui le fait gonfler, se creuser, presque à l’image des contours du territoire lui-même.


Films

La rampe, 2003-2009
La petite ceinture est une voie de chemin de fer maintenant abandonnée, faisant le tour de la capitale qui transporta des voyageurs jusqu’à 1934.La vidéo La rampe, composée d’une succession d’images fixes, propose une promenade visuelle et sonore dans cet espace.Elle traduit le double regard que l’on peut y avoir, sur la nature qu’elle abrite, et sur la ville qu’elle traverse.

En 2015, Claire Renier termine un moyen-métrage, Le diamant, récit autobiographique, autour d’un voyage en bateau avec son père en 2003.

S’intéressant au dialogue et à la porosité entre les disciplines artistiques, elle a donc répondu avec plaisir à l’invitation de l’artiste Rémi Uchéda, à la fois sculpteur et performeur, d’effectuer une résidence aux Ateliers Babiole.
C’est l’occasion pour elle de finaliser son dernier film Sororal (13 minutes) et la performance du même nom.
En 2013, elle commence à photographier les cabines téléphoniques à Paris, en banlieue, en province et à l’étranger. Travaillant dans la durée, Claire Renier se rend compte que les cabines sont en train de disparaître.
Elle décide alors de réaliser une série photographique sur les cabines et un film photographique, témoignant de cette transformation du paysage urbain.
Accompagné de la musique minimaliste et concrète composée par Frédéric Nogray, le film Sororal plonge le spectateur dans une traversée méditative et une réflexion sur notre société.

En 2016-2017, Claire Renier fait la connaissance de la danseuse contemporaine Claire Filmon, dont elle suit les cours et avec laquelle elle a beaucoup d’affinités. Elle approfondit sa pratique de la danse.
Depuis longtemps elle avait envie de réaliser une performance dansée. Son film Sororal lui donne l’idée de réaliser un « mouvement dansé » en relation avec la thématique du film. Lors de la soirée de performances FILAIRE aux Ateliers Babiole, elle présente le 10 juin 2017, la performance Sororal qui réunit la scansion des images et le mouvement continu du corps, sauvegarde des instants vécus.

Elle a enseigné à l’Ecole Supérieure d’art d’Aix-en-Provence de 2004 à 2008.
Aimant travailler en duo, elle a écrit avec la photographe Brigitte Bauer une correspondance, publiée dans le livre Aller aux jardins.
Membre du conseil d’administration de Light Cone, elle organise régulièrement des projections de films d’artistes et de cinéastes expérimentaux.

Publications

Cette recherche sur la petite ceinture a donné un lieu à la publication d’un livre La rampe aux éditions Al Dante/la Non-Maison, en 2010.

Une correspondance entre Claire Renier et Brigitte Bauer vient d’être publiée dans l’ouvrage monographique de Brigitte Bauer, Aller aux jardins, chez Trans Photographic Press, en 2012. Cet ouvrage a été publié à l’occasion de l’exposition de Brigitte Bauer au Musée de l’Arles Antique, dans le cadre des Rencontres Photographiques d’Arles.

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