Au fil de la marche, COUR AVEC VUE, 7-8 décembre et 14-15 décembre 2019, Montreuil

Trois séries photographiques, prises dans la forêt, au bord de la mer, et sur le chemin quotidien dans la ville.

Sols Urbains

J’ai commencé cette série de « sols » tout d’abord en observant et en photographiant les sols que je découvrais sur le trajet qui me menait de mon domicile jusqu’au métro. Par jeu au départ, je me suis mise à en admirer les brèches, les failles, les textures, les couleurs. J’ai ensuite photographié ces fragments de sols de manière plus systématique, en essayant de garder le même cadrage, la même distance de l’appareil à la surface du sol. 

Chacun, vu individuellement, tend vers l’abstraction. Présentés en série, les « sols urbains » rappellent la scansion de la marche

Les souches

 Cette deuxième série de l’exposition réunit des photographies prises sur le « Sentier des Roches », dans le Parc Naturel Régional du Mont-Tremblant au Québec.

J’ai été éblouie par ces arbres qui, malgré le sol rocailleux, ont la force de grandir à même la roche, prenant appui sur des racines aux épaisseurs de troncs, se déliant parfois en volutes et arabesques.

Par ses racines, l’arbre tel que nous le connaissons, devient autre. Il est transfiguré. Il prend une allure fantasmagorique, en tout cas il acquiert une part d’animalité, ou anthropomorphique. Les lignes formées par les racines m’ont fascinée, comme celles de ces racines fichées dans le sol donnant l’impression que l’arbre entame une marche ou une danse. Avec leur volume, leur aspect sculptural, ces arbres semblent « nous regarder », pour reprendre l’expression chère à Georges Didi-Huberman.

 Algues-laminaires

 Cette troisième série rassemble des photographies de sols, prises sur une plage de l’île de Batz, en Bretagne Nord.

Au premier abord, il n’y a que le sable, immensément blanc qui recouvre la plage, si fin qu’il file entre les doigts. Et quand on prend le temps de regarder, d’explorer, on découvre ces algues-laminaires aux formes incroyables posées sur le sable après le passage de la marée. A partir d’elles, on peut se laisser aller à la rêverie, porté par le mouvement contenu en elles. Ma pratique de la danse contemporaine me conduit peut-être à avoir une attention particulière à ce type de formes.

 

 

 

Installation « L’enlèvement des cabines », Villiers-Le-Bois, juillet 2019

Exposition avec Marine Médal et Daniel Labat-Gest

 

 

 

 

 

L’art et la science unis face au changement climatique Institut Culturel du Mexique du 25.11 au 5.12 2015

Incidents of travel mirror in Mexico

 

Incidents of travel in Mexico, 2015
Dessins, mètres en bois, divers objets.

J’ai réalisé cette installation après une longue discussion avec Sergio Puente de Aguilar, scientifique, professeur, spécialiste de la Gestion des risques environnementaux à Mexico. Le travail de Sergio Puente de Aguilar s’appuie sur une analyse des risques dans la ville afin de mettre en place par la suite une politique de prévention. Avec l’installation Incidents of travel in Mexico, j’ai voulu proposer une œuvre à la fois sérieuse et en même temps distanciée avec une pointe d’humour, autour de la question de la « Gestion des risques ».
Les dessins dans la partie gauche de l’installation représentent un certain nombre d’événements tragiques ou de problèmes graves touchant Mexico : des bâtiments dévastés lors du tremblement de terre de 1985, l’explosion de la raffinerie San Juan Ixhuatepec en 1984, l’étalement des bidonvilles, le risque d’éruption du volcan Popocatepelt, la croissance exponentielle de la population…
Face à cette mosaïque de « risques », son « double » composé de vignettes noires lui répond comme en miroir. Dans cette seconde partie de l’installation, des « mètres » en bois animent les surfaces.
Les « mètres » disposés de manière différente sur les « vignettes » noires évoquent l’activité des scientifiques qui s’efforcent de « mesurer » et contrôler ces « risques. Une activité qui peut sembler de l’extérieur un peu dérisoire, face à l’ampleur des problèmes. J’ai voulu montrer aussi comment les problèmes de Mexico sont totalement liés, comment une gestion des risques doit prendre en compte l’imbrication des problèmes.
Le titre de l’installation renvoie au titre des deux volumes Incidents of travel in Central America, Chiapas and Yucatan de l’explorateur américain John Lloyd Stephens à la fin du XIXème siècle, écrits après ses expéditions au Mexique et en Amérique Centrale. Ces livres relatent les découvertes archéologiques et l’exploration de J. L. Stephens des villes en ruine, les monuments et les temples et furent illustrés par le britannique Frederick Catherwood, qui l’accompagna.
J’ai voulu dans lncidents of travel in Mexico, faire un clin d’œil à la fois à ces livres mais aussi à Robert Smithson, artiste américain des années soixante-dix, qui réalisa l’œuvre Incidents of travel mirror in the Yucatan en 1969, en disposant des miroirs dans le paysage du Yucatan.

Par les soirs bleus

Par les soirs bleus exposition du 9 mars au 9 avril

Les yeux fermés Galerie du Buisson 2011

Commissariat de l’exposition « Les yeux fermés », à la Galerie du Buisson

avec les artistes Virginie Gautier (Dessin et Vidéos) Michel Bresson (Dessins) Claire Renier et Pierre Thibaut (Photographies)

Exposition « Les yeux fermés » 2011

Graphisme Michel Bresson

05 mars – 14 mai

Claire Renier est invitée par Barbara Tannery, pour un commissariat d’exposition et de programmation pendant trois mois à La Galerie du BUISSON.

www.galeriedubuisson.com
www.les-yeux-fermes.annaka.eu