Sororal, 2018, 13′

En 2013, Claire Renier commence à photographier les cabines téléphoniques à Paris, en banlieue, en province et à l’étranger. Elle se rend compte progressivement que celles-ci sont en train de disparaître.
Après avoir réalisé une série de photos de cabines à Paris, en province, puis à à l’étranger, elle imagine un film. Elle fait appel au musicien Frédéric Nogray pour la musique, qui crée une musique minimaliste et concrète.
Le film Sororal plonge le spectateur dans une traversée méditative et une réflexion sur notre société.

Sororal

Pièce chorégraphique

Une projection de photographies de cabines téléphoniques. Un corps dans l’espace.
Immobile. Les yeux fermés. Le film a démarré.
Succession des cabines. On entend le bruit de la ville. Un son rémanent. Elle ouvre les yeux. Elle ne bouge toujours pas. Elle fait bloc. Elle regarde devant elle, au loin. Que voit-elle ? On regarde ces objets qui se succèdent. Les cabines qui ont disparu. On a soudain une hésitation, qui regarder, quoi regarder. Les cabines se succèdent et on surveille le corps du coin de l’oeil, voir si ça a bougé de ce côté-là.
Elle pivote sur le côté droit. Elle regarde à son tour les cabines. On les regarde ensemble. Corps – totem qui fait face à d’autres corps, transparents.
Présences qui se frottent. Marche vers le mur, juste à côté des cabines. Tout contre. Des sculptures. Se poser contre le mur. Appui. Mouvement qui vient du fond du corps. Susciter l’envie de se mouvoir, d’engager le mouvement.

Le diamant, 2014, 45 minutes

Le fil conducteur de ce film est un voyage, celui de la réalisatrice Claire et son père, Jean Renier, en 2003 sur un voilier aux Antilles.
Ils y ont vécu en famille avec la mère de Claire, Francine, de 1975 à 1979.
En rejoignant son père aux Antilles, Claire n’avait pas prévu au départ de faire un film. Au retour, en regardant les images récoltées pendant cette traversée, les siennes et celles de son père, l’envie lui est venue d’en réaliser un. PLusieurs choses se mêlent dans ce film : le récit en voix off de ces « retrouvailles », le retour sur des lieux de l’enfance, le rapport au paysage. Ce film nous invite à une expérience, et à porter à un regard sur le rôle de la caméra…Comment s’immisce-t-elle? Comment induit-elle une distance ou une proximité face aux événements? Enfin, comment peut-elle être aussi un moyen de se reconnecter au monde…

Projection


Festival du film de famille, Espace 1789, Saint-Ouen, 29 novembre 2014.

Polygone étoilé, avec l’association Film Flamme, décembre 2014, Marseille.

Café-Ciné #11, le 13 mars 2015, Projection-rencontre à 18H30 organisée par l’association La Petite Lanterne, Hôtel Arc-en-Ciel, Les Sables d’Olonne.

Ciné-jardin, le 8 juillet 2016, organisée par Régine Felgden, L’Usine, Montreuil.

Snaking, vidéo, son, couleur, 2008

Vidéo, son, 3’15

« Snaking » (action de serpenter) met en scène mon action de ramper sur le terrain de la petite ceinture à Paris, la caméra à la main. Vidéo qui se rapproche de la performance.