Laminaires, île de Batz, 2019

J’ai découvert ces Laminaires sur une plage de l’île de Batz en avril 2019, ces algues qui restent sur la plage après la marée.

On voit sur ces images les traces des pattes des oiseaux, mais aussi le mouvement des vagues qui a balayé et charrié les algues.  Elles créent des compositions graphiques, le plus souvent abstraites, mais parfois figuratives.

Cette série fait partie d’un projet plus large de photographies de « sols », en milieu urbain et en milieu naturel.

Sororal, 2018, 13′

En 2013, Claire Renier commence à photographier les cabines téléphoniques à Paris, en banlieue, en province et à l’étranger. Elle se rend compte progressivement que celles-ci sont en train de disparaître.
Après avoir réalisé une série de photos de cabines à Paris, en province, puis à à l’étranger, elle imagine un film. Elle fait appel au musicien Frédéric Nogray pour la musique, qui crée une musique minimaliste et concrète.
Le film Sororal plonge le spectateur dans une traversée méditative et une réflexion sur notre société.

Sororal

Pièce chorégraphique

Une projection de photographies de cabines téléphoniques. Un corps dans l’espace.
Immobile. Les yeux fermés. Le film a démarré.
Succession des cabines. On entend le bruit de la ville. Un son rémanent. Elle ouvre les yeux. Elle ne bouge toujours pas. Elle fait bloc. Elle regarde devant elle, au loin. Que voit-elle ? On regarde ces objets qui se succèdent. Les cabines qui ont disparu. On a soudain une hésitation, qui regarder, quoi regarder. Les cabines se succèdent et on surveille le corps du coin de l’oeil, voir si ça a bougé de ce côté-là.
Elle pivote sur le côté droit. Elle regarde à son tour les cabines. On les regarde ensemble. Corps – totem qui fait face à d’autres corps, transparents.
Présences qui se frottent. Marche vers le mur, juste à côté des cabines. Tout contre. Des sculptures. Se poser contre le mur. Appui. Mouvement qui vient du fond du corps. Susciter l’envie de se mouvoir, d’engager le mouvement.

Claire Renier

38 rue de l’ermitage
93100 Montreuil
renierclairesummer@gmail.com
www.claire-renier-plasticienne.com


EXPOSITIONS PERSONNELLES / MARCHES

-Les animaux conjuguent leurs verbes en silence, Improvisation in situ, autour d’un texte de Jean-Christophe Bailly, Rencontres Artistiques et Permacoles, Drôme, août 2013.
-Marche Oblique, 27 avril 2013, Cracovie, Mécanismes pour une entente, 2013
-Par les soirs bleus, Librairie Mona Lisait, 17 bis rue Pavée, du 9 mars au 9 avril 2012.
-Marche des passages, Le Commissariat, Paris, sur l’invitation de Jean-Paul Thibeau, 11 juin 2011
-Marche buissonnière, Galerie du Buisson, Paris, 10 avril 2011
-Flux, 24 mars 2007, à la fin de résidence à Cap 15, Saint-Antoine, Marseille
-Reading Tour, Marche et performances le 13 mai 2007 dans la ville de Marseille, organisé dans le cadre des Protocoles Méta, Jean-Paul Thibeau, Grands bains Douches de la Plaine
-Affleurements, « 2 pièces cuisine », Paris, janvier 2004

EXPOSITIONS COLLECTIVES

-Habiter, La Teste-de-Buch, du 23 septembre au 2 octobre 2016.
-Les yeux fermés, avec Pierre Thibaut, Virginie Gautier, Michel Bresson, Galerie du Buisson de mars à mai 2011
-Rev’arts, Biennale d’art contemporain de Bezons, 2 au 21 juin 2009
-Verdure, Salle d’exposition de Guyancourt, 6 au 31 2009
-Le rez-de-chaussée de la ville, AAA, Atelier d’architecture autogéré, PARIS 18ème, 2008
-Artistas por el Medio Ambiente, Galerie Hecaro, Mexico, 23 sep.-10 oct. 2008.
-Réserve Naturelle, avec Laura Brunellière, Exposition et organisation d’une Marche, Espace En Cours, PARIS octobre 2005.
-Jardins, Paysages, Environnement, Ligne 14 du Métro, IESA et RATP, Paris, août 2004.

FILMS et VIDEOS

-Sororal, 2017 (13’09), diaporama photographique, musique Frédéric Nogray
-Le diamant, 201 (46’34) Moyen métrage
-La Rampe, 2009 (5’33), diaporama photographique. Son Nicolas Bralet
-Snaking, 2008 (3’02)

PARCOURS

-COMMISSAIRE d’EXPOSITION :

-FILAIRE, avec Rémi Uchéda, soirée de performances aux Ateliers Babiole, Ivry-sur-Seine, 10 juin 2017 : Performances de Rémi Uchéda avec Aga Miley, Claire Renier, Laurent Prexl, Lotus Eddé-Khouri et Christophe Macé.

-Les yeux fermés du 5 mars au 14 mai 2011 : Michel Bresson, Virginie Gautier, Claire Renier et Pierre Thibaut à la Galerie du Buisson, Paris. Evénements : lecture de Virginie Gautier ; séminaire avec Jean-Paul Thibeau, promenade « active » dans le quartier de Belleville ; soirée de projection de films et vidéos « En dessous du visible »

-ENSEIGNANTE en esthétique et histoire de l’art contemporain à l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence : 2004/2008

-CONFERENCIERE

-au Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou de 1996 à 2004 : dans les collections d’art moderne et contemporain et dans les expositions temporaires

-au MAC VAL, Musée d’Art Contemporain du Val-de-Marne, de sept 2003 à sept. 2004.

au Palais de Tokyo de juillet 2002 à sept. 2003

-PROGRAMMATRICE DE FILMS et de VIDEOS d’ARTISTES

-La marche, Carte Blanche à Claire Renier : SCRATCH Light Cone, Paris, 11 février 2014.
-En dessous du visible, Galerie FIN AVRIL, 30 avril 2011.
-Les 25 ans de LIGHTCONE, Institut finlandais, Quartier Latin, Paris, Les Voûtes,sept. 2007.
-Divagations, Paris, cinéma Le Barbizon, 2005
-Junk, Paris, cinéma La Clef, 2003

-ARTICLES

-Correspondance entre Claire Renier et Brigitte Bauer, Aller aux jardins, Trans Photographic Press, 2012.
-Farniente, Claire-Jeanne Jezequel, Ralph Rumney, Critique d’art N°15, 03/2000.
-Guillaume Paris, We are the world, Le Palais de Tokyo, oct. 2002.
-Tobias Rehberger, Night Shift, Palais de Tokyo, déc. 2002.
-Marcher, courir, lâcher, plier, glisser, étreindre, tourner, tomber, filmer…. » Digressions autour de deux œuvres d’Yvonne Rainer, Danse/Cadence, Exploding, N°10, juil. 2003.
-Une mise à nu du cinéma, livret VHS et DVD Deux fois Jackie Raynal, Re-voir vidéos.

FORMATION

-DEA Histoire de l’art : Entre lieu et architecture, pour une expérience perceptuelle.
Université Rennes II Haute Bretagne. Direction Jean-Marc Poinsot. Mention Bien.1998
-MST Médiation Culturelle « Musées et patrimoine », Université Paris VIII. Mémoire sur l’œuvre de Robert Smithson.
-DEUG Arts Plastiques, 1993, Université Rennes II Haute Bretagne.

Sororal 2013-2017

En 2013, Claire Renier commence à photographier les cabines téléphoniques à Paris. Elle se rend compte progressivement que celles-ci sont en train de disparaître et décide alors de réaliser une série photographique sur les cabines. Lors de ses déplacements et voyages, elle photographie aussi des cabines en province et à l’étranger.

En 2017, elle réalise un film à partir des photographies de cabines de Paris et la banlieue, Sororal. Elle fait appel au musicien et compositeur Frédéric Nogray pour réaliser le son du film, qui crée une musique minimaliste et concrète. Le film plonge le spectateur dans une traversée méditative et une réflexion sur notre société.

Ci-dessous, les photographies du film Sororal :

Film de la performance SORORAL, par Pierrick Paulian, Ateliers Babiole, 10 juin 2017

https://vimeo.com/224367544

Dans la performance Sororal, Claire Renier poursuit sa recherche sur la transformation de notre paysage urbain, un questionnement sur la place de l’homme dans l’espace public avec les médiums du film et de la performance.
Elle travaille ici sur la porosité entre les disciplines artistiques : sculpture-danse, sculpture-cinéma, danse et cinéma.

En 2013, elle commence à photographier les cabines téléphoniques à Paris, en banlieue, en province et à l’étranger, puis se rend compte qu’elles sont en train de disparaître, et réalise une série photographique et un film Sororal (2017). Elle fait appel au musicien Frédéric Nogray pour la musique du film, qui crée une musique minimaliste et concrète.

Praticienne assidue de danse contemporaine, Claire Renier suit les cours de Claire Filmon en 2016 et 2017, qui va l’aider à créer un mouvement pour accompagner la projection du film Sororal.

Le film Sororal plonge le spectateur dans une traversée méditative et une réflexion sur notre société.

Sororal

Pièce chorégraphique

Une projection de photographies de cabines téléphoniques. Un corps dans l’espace.
Immobile. Les yeux fermés. Le film a démarré.
Succession des cabines. On entend le bruit de la ville. Un son rémanent. Elle ouvre les yeux. Elle ne bouge toujours pas. Elle fait bloc. Elle regarde devant elle, au loin. Que voit-elle ? On regarde ces objets qui se succèdent. Les cabines qui ont disparu. On a soudain une hésitation, qui regarder, quoi regarder. Les cabines se succèdent et on surveille le corps du coin de l’oeil, voir si ça a bougé de ce côté-là.
Elle pivote sur le côté droit. Elle regarde à son tour les cabines. On les regarde ensemble. Corps – totem qui fait face à d’autres corps, transparents.
Présences qui se frottent. Marche vers le mur, juste à côté des cabines. Tout contre. Des sculptures. Se poser contre le mur. Appui. Mouvement qui vient du fond du corps. Susciter l’envie de se mouvoir, d’engager le mouvement.

Le diamant, 2014, 45 minutes

Le fil conducteur de ce film est un voyage, celui de la réalisatrice Claire et son père, Jean Renier, en 2003 sur un voilier aux Antilles.
Ils y ont vécu en famille avec la mère de Claire, Francine, de 1975 à 1979.
En rejoignant son père aux Antilles, Claire n’avait pas prévu au départ de faire un film. Au retour, en regardant les images récoltées pendant cette traversée, les siennes et celles de son père, l’envie lui est venue d’en réaliser un. PLusieurs choses se mêlent dans ce film : le récit en voix off de ces « retrouvailles », le retour sur des lieux de l’enfance, le rapport au paysage. Ce film nous invite à une expérience, et à porter à un regard sur le rôle de la caméra…Comment s’immisce-t-elle? Comment induit-elle une distance ou une proximité face aux événements? Enfin, comment peut-elle être aussi un moyen de se reconnecter au monde…

Projection


Festival du film de famille, Espace 1789, Saint-Ouen, 29 novembre 2014.

Polygone étoilé, avec l’association Film Flamme, décembre 2014, Marseille.

Café-Ciné #11, le 13 mars 2015, Projection-rencontre à 18H30 organisée par l’association La Petite Lanterne, Hôtel Arc-en-Ciel, Les Sables d’Olonne.

Ciné-jardin, le 8 juillet 2016, organisée par Régine Felgden, L’Usine, Montreuil.

FILAIRE soirée de performances avec Rémi Uchéda Ateliers Babiole Ivry-sur-Seine le 10 juin 2017

Soirée Filaire

Photographie de Claire Renier Graphisme de Daniel Labat-Gest

Performances

…FILAIRE

Le samedi 10 juin
Ateliers Babiole
Début des performances : 18 heures
22 rue Pierre et Marie Curie
94200 Ivry-sur-Seine
Métro Ligne 7 Pierre et Marie Curie

Le samedi 10 juin, Claire Renier et Rémi Uchéda présentent une soirée de performances, invitant des artistes qui se trouvent aussi au croisement de plusieurs disciplines : la sculpture, la photographie, la danse ou le son…

PERFORMANCES

Lotus Eddé Khouri et Christophe Macé, Structure-Couple

Laurent Chanel, La pesanteur terrestre relève du fait-divers

Rémi Uchéda avec Aga Miley, Cheval d’arçon

Claire Renier, Sororal

Laurent Prexl, L’important est que l’essentiel reste le principal !

Lotus Eddé Khouri et Christophe Macé, Structure-Couple
Lotus Eddé Khouri vient de la danse contemporaine et Christophe Macé de la sculpture.
Ensemble et avec la complicité du musicien Jean-Luc Guionnet, ils développent une série de performances en duo sur des chansons connues.

Laurent Chanel, La pesanteur terrestre relève du fait-divers
L’artiste parle de fictions gravitaires comme d’autres parleraient de science-fiction. Un récit ou les protagonistes seraient remplacés par des qualités physiques : des intensités de densité, des propensions à chuter, des flottaisons, des évidements ou des expansions aux modifications aléatoires.

Rémi Uchéda avec Aga Miley
, Cheval d’arçon
Sculpteur, danseur, et performeur.
Dans cette performance, Rémi Uchéda éprouve la sculpture, la met en exercice. La pièce est là comme un objet à disposition, un praticable, pour se poser, un lieu d’attente avant le déplacement.

Claire Renier, Sororal
Sororal est à la fois un film et une performance. Claire Renier y revisite les liens entre sculpture, photographie, mouvement et son. Elle a collaboré avec le compositeur et musicien Frédéric Nogray pour la création sonore.

Laurent Prexl, L’’important est que l’essentiel reste le principal !